Place de Clostridium difficile dans les infections digestives en milieu hospitalier

D'après la conférence du Dr. Sonia REZGUI

S. Rezgui(1), A.S. Merad(2), D. Boucherih(2), K. Kezzal(1), A. Benslimani(1)

(1)Service de Biologie Clinique, EHS Dr Maouche,

(2)Service des anaérobies de l'Institut Pasteur d'Algérie.

{{ Math.ceil(time['minutes']) }} min read / 0 Commentaires / 69 Vues / Publié le 2019-07-15

Introduction – Objectif : les infections nosocomiales posent un véritable problème de santé publique, l’une des bactéries impliquées dans ces infections est le Clostridium difficile. C’est l’entéropathogène responsable d’infections digestives nosocomiales par excellence. 
Son implication en pathologie humaine, en Algérie, est un domaine inconnu qui reste à explorer. D’où l’objectif de notre travail qui s’est basé sur l’isolement de souches de Clostridium difficile et la mise en évidence de leurs toxines, en milieu hospitalier.

Matériel et méthodes : une étude a été menée au niveau de l’unité de microbiologie du service de Biologie Clinique de l’EHS Dr Maouche, ainsi qu’au niveau du service des anaérobies de l'Institut Pasteur d'Algérie.   
Notre travail a porté sur 59 selles diarrhéiques récoltées chez des patients adultes, hospitalisés dans les services spécialisés en gastroentérologie du CHU Mustapha, gastroentérologie et médecine interne du CHU Béni Messous, greffe de moelle osseuse du CPMC ; ainsi que dans les différents services de l’HCA de Ain Naadja.

Résultats : 59 selles diarrhéiques ont été récoltées des différentes structures hospitalières. 
Sur ces 59 prélèvements, 7 souches de Clostridium difficile ont été identifiées sur la base de :

  • certains caractères culturaux (aspect des colonies sur Columbia au sang et sur CHROMagar, odeur caractéristique) ;
  • le Gram montrant des BGP sporulés ;

Une PCR simplex réalisée sur 5 souches a révélé la présence des gènes tcdA et tcdB pour la totalité des souches testées. 
L’antibiogramme classique et les CMI par E-tests ont été réalisés pour 2 souches, qui se sont avérées sensibles en particulier à la vancomycine et au métronidazole.

Conclusion : ces dernières années, l’incidence et la gravité des infections à Clostridium difficile ont significativement augmenté en Amérique et en Europe.  
Et il semble n’y’ avoir qu’une seule étude menée en Algérie (1992) et aucune au grand Maghreb, c’est pourquoi nous nous sommes intéressés a cette bactérie et son pouvoir toxinogène.  
On a apporté un chiffre concernant la fréquence d’isolement de Clostridium difficile, qui est de l’ordre de 12% dans notre série.
Le nombre de souches toxinogènesTox A+/Tox B+ qui est de 5 souches sur 5. 
Nous avons démontré que la recherche de Clostridium difficile nécessitait une démarche diagnostique particulière avec notions de conditionnement des prélèvements, du transport et de la conservation et aussi du traitement pour la mise en culture, ainsi que des tests rapides pour la détection des toxines de Clostridium difficile.

Place de Clostridium difficile dans les infections digestives en milieu hospitalier

AUTEUR

Dr. REZGUI Sonia

Maître assistante EHS Dr. Maouche (Ex. CNMS)

Société Algérienne de Microbiologie Clinique

institut pasteur d'alger , 2019-06-20 jusqu'a 2019-06-20

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